Le contenu

Un plan d’action national pour la vie intime affective et sexuelle des personnes en situation de handicap

Le 19 février dernier, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, ont présenté le plan d’action 2026-2027 consacré à la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap et à la lutte contre les violences.

La vie intime, affective et sexuelle constitue une dimension essentielle de la dignité humaine. Pourtant, pour de nombreuses personnes en situation de handicap, cette reconnaissance reste encore trop souvent entravée par plusieurs facteurs, comme :

  • Un manque d’information accessible.
  • Des difficultés d’accès à la santé sexuelle.
  • Une absence de cadre clair pour les professionnels.
  • Une vulnérabilité accrue face aux violences.

Ce plan 2026-2027 veut garantir à chaque personne en situation de handicap le respect de ses droits fondamentaux, dans toutes les dimensions de sa vie.

Pour cela, la feuille de route s’articule autour de quatre axes majeurs :

1. Rendre l’information accessible à toutes et tous
Le plan prévoit le développement et la diffusion d’outils adaptés sur le consentement, l’intimité, les droits et la prévention des violences. L’objectif : permettre à chacun d’accéder à une information claire, compréhensible et utilisable, quels que soient ses besoins spécifiques.

2. Améliorer l’accès à la santé sexuelle et reproductive
Il s’agit de clarifier le cadre juridique, de sécuriser les pratiques et de renforcer les accompagnements adaptés. L’accès à la contraception, au dépistage, au suivi gynécologique ou andrologique, ainsi qu’à un accompagnement à la parentalité, doit être facilité et mieux coordonné.

3. Renforcer la prévention et la lutte contre les violences
Le plan prévoit des protocoles nationaux, des actions de formation renforcées et une meilleure coordination entre les acteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux afin d’améliorer le repérage, l’orientation et l’accompagnement des victimes.

4. Faire évoluer durablement les pratiques des établissements et services
Les enjeux liés à la vie intime, affective et sexuelle devront être pleinement intégrés aux projets d’établissement. Cela implique de garantir des espaces respectueux de l’intimité, de soutenir les professionnels et de structurer des pratiques éthiques et sécurisées.

Dans ce cadre, les Centres ressources Intimagir sont explicitement identifiés comme des acteurs stratégiques. Leur rôle est renforcé autour de quatre missions principales :

  • Diffuser une information fiable et accessible.
  • Structurer les coopérations territoriales entre acteurs.
  • Cartographier les ressources existantes.
  • Accompagner l’évolution des pratiques professionnelles.

Ce positionnement confirme nos capacités dans la mise en œuvre du plan sur les territoires, pour transformer l’ambition nationale en actions concrètes, coordonnées et durables.

Retrouvez le plan d’actions détaillé, en cliquant ci-dessous : 

https://handicap.gouv.fr/sites/handicap/files/2026-02/DP-plan-actions-vie-intime-personnes-handicapees-2026.pdf


Le pied de page Retour en haut de page